La tentation du full dividendes est forte : pas de charges sociales lourdes, juste le PFU (prélèvement forfaitaire unique) à 31,4% en 2026 (12,8% d'IR + 18,6% de prélèvements sociaux). Simple, rapide.
Mais il y a trois pièges majeurs :
1. L'IS avant le PFU
Les dividendes sont versés après paiement de l'IS. Sur 100 000€ de bénéfice : 15% sur les premiers 42 500€ + 25% au-delà = 20 750€ d'IS. Il te reste 79 250€, puis le PFU de 31,4% s'applique sur ce montant.
2. La taxe PUMa
Si tes revenus d'activité (salaire) sont inférieurs à 20% du plafond de la Sécurité sociale (~9 612€ en 2026), tu paies la cotisation subsidiaire maladie de 6,5% sur tes revenus du capital. En full dividendes avec zéro salaire, c'est le taux maximum.
3. Zéro protection sociale
Pas de salaire = pas de trimestres retraite, pas de couverture prévoyance, pas d'indemnités journalières. Tu dois financer une mutuelle et une prévoyance privées (200 à 400€/mois).
Au final, le full dividendes n'est presque jamais optimal une fois la PUMa et l'absence de couverture sociale prises en compte.