En France en 2026, un freelance peut exercer sous 5 formes juridiques principales :
1. La micro-entreprise (ex auto-entrepreneur)
Le statut le plus simple. Pas de comptabilité, déclaration trimestrielle du CA, cotisations calculées sur le CA (pas le bénéfice). Idéal pour démarrer ou si ton CA reste sous le plafond de 83 600€ (prestations BNC). Charges sociales : 25,6% du CA en BNC (taux URSSAF 2026), dont une part fléchée vers la retraite complémentaire.
2. L'entreprise individuelle au réel (EI)
Pas de plafond de CA. Tu déduis tes frais réels (matériel, coworking, déplacements). Cotisations calculées sur le bénéfice (~45%). Intéressant si tu as des charges professionnelles élevées. Depuis 2022, l'EI bénéficie de la séparation des patrimoines automatique.
3. L'EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée)
Société unipersonnelle. Deux régimes fiscaux possibles :
- EURL à l'IR : fonctionnement proche de l'EI, cotisations TNS (~45%), pas d'IS.
- EURL à l'IS : la société paie l'IS sur le bénéfice (15% jusqu'à 42 500€, 25% au-delà). Tu te verses un salaire (cotisations TNS ~45%) et/ou des dividendes (cotisations ~17% + CSG/CRDS). Permet d'optimiser le mix rémunération.
4. La SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle)
Le président est assimilé salarié (régime général de la Sécu). Deux régimes :
- SASU à l'IR : rare, limité à 5 ans. Le bénéfice est imposé à l'IR du dirigeant.
- SASU à l'IS : le plus courant. IS sur le bénéfice, salaire soumis aux charges patronales (~65% du net), dividendes soumis au PFU (30% flat tax). Charges élevées mais excellente couverture sociale et pas de RSI.
5. Le portage salarial
Tu es salarié d'une société de portage qui facture tes clients. Avantages : CDI, assurance chômage, mutuelle, zéro admin. Inconvénient : frais de gestion de 7 à 10% du CA, plus les charges salariales classiques. Il te reste environ 45 à 50% du CA facturé.